Après des études de mathématiques à l'université Paris VII, j'ai enseigné lesdites mathématiques à l'École Normale Supérieure de Tunis, à l'université de Marrakech et à l'université Paris V, devenue Université Paris Cité.
Au cours de mes études secondaires, j'ai suivi une filière classique avec du latin dès la sixième puis du grec dès la quatrième. En quatrième, et en troisième, le professeur qui enseignait le grec — et aussi le latin et le français — s'appelait Henri Sorlin, il poursuivait des études de patristique et nous enseignait la morphologie grecque en s'appuyant sur la philologie des langues indo-européennes. Il a été le premier à me parler de sanskrit.
J'ai appris le sanskrit beaucoup plus tard, conseillé et aidé
par Hélène Vairel qui m'a recommandé le
« Manuel pour étudier la langue
sanscrite »
par Abel Bergaigne.
Plus tard, j'ai suivi les cours
de Pierre-Sylvain Filliozat à l'École Pratique
des Hautes Études. Quand il a été informé de mon bagage
mathématique, il m'a dit qu'il y avait en Inde une multitude de
manuscrits concernant des œuvres mathématiques très peu connues
et pas du tout éditées et m'a proposé de travailler dessus.
Au retour d'un voyage en Inde, qu'il effectuait chaque année, il
m'a rapporté une pile de manuscrits de
la Līlāvatī
de Bhāskarācarya accompagné d'un commentaire du
xve siécle de Gaṅgādhara.
Mon collègue d'alors à l'université, Bernard Bru, m'a incité à présenter ce travail comme une thèse dont il fut le directeur à l'EHESS : « L'œuvre mathématique et astronomique de Bhāskarācārya, le Siddhāntaśiromaṇi ».